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dimanche 2 janvier 2011

A Night in Paris


Je me lève, il est 8h30, je suis à Paris.

Je suis arrivée hier soir et repars dans deux heures. J'ai dormi là, entre deux trains, chez E., une studette comme seule Paris en fait, exigüe mais charmante.

Paris est sous la pluie et toujours la même. Je l'ai un peu oubliée, oublié ses gens, oublié les regards et les petites apostrophes des passants. J'ai oublié les touristes aussi, assez fous pour visiter une ville en hiver, alors qu'on se les gèle sévère. J'ai oublié le prix de la bière ainsi que la majoration (1€) après 22h, le café à 2€20 et les garçons de café.

J'écoute la radio, fip comme toujours, mais je dois me presser car l'eurostar n'attend pas. J'emporte la radio avec moi sur internet, pour conserver ma french touch.

À bientôt, de l'autre côté du tunnel!

Et au fait, Bonne Année!

(photo Willy Ronis-RER Les Halles)

mercredi 1 septembre 2010

Migrations


C'est le titre d'un des albums de Vents D'Est, ben c'est aussi le nom de ma bande sonore morale.

Par ce que je ne rêve que d'une chose, encore et depuis toujours, c'est de migrer. Dans une période où le gouvernement français fait tout pour entraver les droits des peuples migrants, j'ai encore plus envie d'être sur les routes. Comme chante ce cher Charlie Winston "Like a Hobo", je me verrais bien vagabondant de ferme en ferme, un coin de grange pour dormir en échange d'un coup de main dans les champs, comme ça se faisait dans le temps, au début du siècle dernier, le XXème.

Or, ça ne marche plus comme ça, aujourd'hui on doit être équipé de toutes sortes de paperasses et tutti quanti!

Et puis faut pas se leurrer, on s'habitue à son petit confort, sa chambre, sa salle de bain, son petit cabinet de toilette, les petits plats cuisinés et toutes les petites merdouilles qu'on a accumulées au fil des années.

Des fois j'ai envie de tout balancer, ou simplement de renvoyer en stock dans la maison familiale, de tout cacher dans le placard de la chambre de mon enfance, en sécurité.

Se détacher, voilà ce dont j'ai envie. Arrêter de me raccrocher à un lieu, à des choses, arrêter de regarder le monde de derrière la fenêtre.

Bouger et le voir en vrai, le monde!